pavé, excuses, violence, sourcils, abandon
Sous les pavés la plage... Elle était là, pesante, pressante ... Essoufflée, transpirante
de mille gouttelettes salées.... Le cœur s'emballant à la moindre incartade... Les poumons frappant les blockhaus de la dernière session... Il était temps. Elle devait franchir la ligne. Celle
là même qui l'avait enfermée sur les myriades dégoulinantes de son amant.
L'excuse de la ligne, oui... Celle là même qui s'engouffra entre les deux jupons humides de la dernière veillée... L'excuse du jupon aussi. La veille... Elle était déjà
engoncée dans ses bras, tremblante derrière les barricades... elle soufflait, vibrait de ces derniers chimères... Elle cherchait, oui... Un bras, un jupon et une lanterne éclairant son visage
rose... Regard en direction de l'impasse...L'impasse Voltaire, plus exactement le n°4...
Fort, il transpirait, haletait... Ils avaient arraché les pavés méticuleusement, entre deux baisers, entre deux idéaux... Contraste de la violence du sentiment et de
celui des milices insipides
Retour au bercail à la tombée de la nuit... Deux verres d'eau de source plus tard, un sourcil voire quatre sourcils se levèrent devant une lumière orange.... Douce
couleur posée au bord de la fenêtre peinte en vert...
Le vert couleur espérance... elle avait choisi... il avait dit oui... caresse, brume... le sommeil... l'abandon tente d'écrire entre les cris des enfants, et le reste...
la vie est étrange.
Elle avait choisi, il avait dit oui... Ils se mirent à l'abri... entre deux murs gris... La lanterne se mit à faiblir... La porte se ferma... Les bruits de draps
arrêtèrent et les paupières se mirent à clignoter ....
Leurs corps en dérive, les guerres entrainent là où l'histoire commence. Quelle histoire, quel domaine, quel territoire... aux titres des journaux, deux jours plus tard,
deux jeunes gens sont morts sous l'assaut des forces armées.
Annotations