apéro, encrier, boulier, geysha,
mantra
L'univers... sombre et mystérieux.
Enfin pour la plupart, car la grande A-TUIN, elle, sait depuis des éons que le mystère, n'est qu'un passage de l'inconnu au quotidien, et le sien, est de le traverser sans mystère à grand coup de
nageoires.
L'univers, le mystère et le quotidien.
Sur son dos, immuables, 4 éléphants tiennent le disque monde, un monde plat, en relief, pétillant et traversé par des brumes octarines surplombant les chutes d'eau qui, de son bord viennent se
perdre dans le mystère de l'univers déja cité.
Il est bien pétillant alors, ce soir où nous nous penchons sur lui, car la fête du porcher va étendre ses délices dans deux jours dans la région d'Ankh-morpok la plus grande cité du disque monde.
Et si nous nous penchons mieux, nous relevons vite une tête aux narines offensées car nous venons de respirer cette ville et surtout l'Ankh, le seul fleuve que l'on peut traverser à pied et où
s'y noyer témoigne d'une patience suicidaire.
Avec courage, nous nous interressons à une maison en particulier, jouxtant la guilde des alchimistes, et qui vient d'émettre des ondes particulières (d'habitude le quartier entier émet des ondes
particulières à cause de la dite guilde, mais ondes généralement précédées d'un boum retentissant).
Dans cette maison, sous ce toit où les gargouilles recrachent savamment sur les passants la pluie fine qui tombe en ce soir d'hiver, un homme, un éphébien, coincé dans sa baignoire crie son
dernier EUREKA!
En travers de sa baignoire, l'encrier vient de voler vers le mur, le boulier coule doucement parmis les bulles de savon, et un parchemin griffonné s'humidifie dans le poing serré d'un homme,
qu'une grande révélation vient de stopper le coeur.
L'homme se regarde lui même :
- C'est balot, au moment où j'avais trouvé la formule du mantra du porcher !
- ET C'ETAIT INTERESSANT ?
- Ben oui quand même, je pouvais invoquer le père porcher à volonté, vous ne le connaissez pas, par hasard ?
- JE L'AI MÊME REMPLACE UNE FOIS.
- Ah ? et bien, vous vous imaginez, des cadeaux à volonté sans attendre la nuit de fête, c'était génial comme idée, non ?
- NON, TROP DE TRAVAIL JUSTE POUR UNE SEULE PERSONNE, CE N'EST PAS BON ! ..... ON Y VA MAINTENANT ?
- Oui, fit l'homme dépité...
Il lui vint une idée :
- Dites, il y aura l'apéro là où l'on va ?
- CE N'EST PAS SUR, TOUT DEPEND A CE QUE VOUS CROYEZ.
L'homme se dématérialisa et suivi son visiteur maigre. Son corps se relacha dans l'eau tiède et se faisant sa main se desserra, et le parchemin qu'il tenait, avec l'aide d'un courant d'air
providentiel, s'envola par la fenêtre ; il virevolta dans les rues desertes et vint se poser devant un petit chien qui se grattait avec frénesie.
Gaspode cessa son épouillage virulent et se pencha sur les lignes inscrites.
- Encore heureux que je ne sache pas lire en plus, dit-il, alors que Ron l'infect, précédé par son odeur s'en saisi.
Ron se mit à lire le mantra :
- Geysha, or, pouvoir, geycha, or, pouvoir ......
A ces mots, un son de clochettes parvint, croissant. Venu des nuages bas, un immense chariot, conduit par un homme velu, aux canines recourbées et saillantes, embarqua, Ron et Gaspode pour les
amener directement sur DUMANIFESTINE, la montagne des dieux ou cohen et sa horde d'argent venait de terminer le ménage.
Là, une autre aventure du disque monde, où l'on pourra voir le mendiant le plus puant du disque-monde gouverner la destinée des humains, trolls, nains, vampires et autres habitants de ce monde
incroyable, une aventure ou Mémé Ciredutemps risque d'avoir du boulot pour dépatouiller tout ça.
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