Lettre au taon

Publié le par Djeni & Fimbrethil

Assoiffé de sang, vous plantâtes votre dard empoisonné qui brûle les doigts, gonfle les paupières. Toi qui garde les ruines d’un village abandonné par ses habitants à la suite d’un cataclysme dont personne n’a jamais pu déterminer l’origine, terrible et entourée d’un mystère que l’on n’évoquait qu’à voix basse, n’entends tu pas le timbre guttural du thym ? Ton heure est proche, ne sens-tu pas l’ivresse de l’escargot qui suinte ? Il fait jour maintenant, il faut rentrer les bêtes avant que le soleil soit haut.

Publié dans Cadavres exquis

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